Qu’est ce que l’étiopathie ?

20 novembre 2014

Trucs et Astuces

Origine

Le mot « étiopathie » vient du grec « aïta », la cause et « pathos », la maladie. Il a été inventé par Christian Trédaniel en 1963, fondateur de l’étiopathie, dont il expose les principes dans son livre Principes fondamentaux pour une médecine étiopathique. L’étiopathie est une thérapie manuelle, visant à rechercher la cause de la pathologie. Elle ne se contente pas de traiter les symptômes, comme le fait la médecine allopathique.

Héritage ancestral et réglementation actuelle

Les thérapies manuelles existent depuis la nuit des temps. Les praticiens de l’époque, plus connus sous le nom de « rebouteux », « renoueurs », transmettaient leur héritage au sein de leur famille, de génération en génération. Cette tradition orale, devenue écrite grâce à C. Trédaniel, a permis le développement de la thérapeutique sur des bases rigoureuses et cartésiennes.

Ainsi, quatre écoles forment aujourd’hui, à cet art, en six années d’études : Paris, Rennes, Toulouse et Lyon. L’enseignement comprend l’étude du corps humain dans son ensemble. Des connaissances pointilleuses en anatomie, physiologie, clinique et techniques manuelles sont exigées, afin de former des praticiens de qualité, aussi bien du point de vue du raisonnement, que de la pratique. Les étiopathes sont qualifiés de « chirurgiens non-instrumentaux », car ils doivent maîtriser le corps humain aussi bien que les chirurgiens. Ils doivent savoir identifier la cause de la lésion présentée par le patient, à travers une anamnèse précise. Ils recueillent ainsi, les phénomènes pathologiques évoqués par le patient et les phénomènes qu’ils constatent et provoquent à l’aide de différents tests (douleur, mobilité). Lorsque ces trois types de phénomènes concordent et seulement dans ce cas, ils peuvent appliquer un geste réductif adapté à la lésion présentée par le patient.

L’étiopathie n’est en aucun cas une « croyance », c’est une méthode rationnelle, une recherche fondamentale s’appuyant sur des connaissances scientifiques structurelles et fonctionnelles des systèmes vivants en interaction avec leur milieu extérieur.

Méthode

L’étiopathie se distingue des autres thérapeutiques manuelles (ostéopathie, chiropractie…) par sa méthode, c’est-à-dire « le chemin de traverse » menant au diagnostic.
Cette méthode mécaniste repose sur un raisonnement déterministe, à savoir que « tout effet à une cause, et prises dans les mêmes conditions, les mêmes causes produisent toujours les mêmes effets ». En traitant la cause, les effets ou phénomènes pathologiques qui en découlent seront logiquement éradiqués.
L’un de mes professeurs se plait à raconter cette subtile métaphore en parlant de l’étiopathie: « si l’on vous donne un marteau de charpentier, vous aurez le même outil dans les mains que le charpentier, mais cela ne fera pas de vous un charpentier. Lui a la méthode, pas vous ».

Objectif

Le corps humain est considéré comme une machine, pouvant dysfonctionner par un phénomène extérieur. Il faut identifier la cause de « la panne » et la réparer.
La non douleur et l’innocuité sont les règles du traitement étiopathique. L’objectif d’un étiopathe est d’établir un diagnostic précis sur la causalité de la pathologie, afin d’identifier la structure « en souffrance » et d’appliquer un geste manuel adapté. L’étiopathe connaît ses limites d’intervention : invasions microbiennes graves, urgences chirurgicales et les atteintes de structure irréversible (rupture ligamentaire par exemple). Il réorientera donc les patients présentant une pathologie qui ne relève pas de son domaine d’intervention.

Champ d’application thérapeutique

L’étiopathe agit sur les personnes de tout âge (du nourrisson au sénior) et sur tous les systèmes du corps humain, qu’ils s’agissent :
-de lésions vertébrales (névralgies)
-de lésions de l’appareil locomoteur (entorses, foulures, tendinites)
-de troubles digestifs (ballonnements, reflux gastro-oesophagien, gastrite, sigmoïdite)
-de troubles ORL (sinusites, rhinites, otites, vertiges)
-de troubles gynécologiques (troubles liés à la ménopause, règles douloureuses, perturbation de la grossesse)
-de troubles urinaires (cystites, troubles prostatiques, incontinences, énurésies)
-de troubles circulatoires (palpitations, syndrome de Raynaud, jambes lourdes)
-de troubles généraux (migraines, insomnies, zona)

De l’étiopathie à mon épanouissement

Voici quelques informations non-exhaustives concernant l’étiopathie.
Je désirais vous faire découvrir à travers ces quelques lignes, mon futur métier, qui est devenu une passion au fil des années d’apprentissage anatomique et physiologique de cette merveilleuse machine, qu’est le corps humain. C’est en connaissant la structure du corps humain que l’on comprend sa fonction, ses dysfonctionnements possibles et les traitements nécessaires. Ceci au même titre que l’on sait réparer une machine à laver, lorsque l’on connait la structure et la fonction des différentes pièces qui la composent.
En outre, ayant pratiquée pendant quatre années le judo à haut niveau, quelques blessures (entorses du genou, des articulations sterno-claviculaire et métatarso-phalangiennes) rebelles aux traitements médicaux classiques (analgésiques, anti-inflammatoires), m’ont amené vers l’étiopathie. Sans médicaments et avec un geste manuel efficace, la récupération de mes entorses a été rapide et inéluctable. Plusieurs séances ont été nécessaires, leur nombre dépendant de la capacité du système à récupérer. Cette dernière est propre à chaque individu.

« L’étiopathie n’est pas magique mais mécanique ! »

 

Héloïse B.

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